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Un week end sous le regard de Brassens

Par Clémentine Deroudille, le Vendredi 7 octobre 2011            No Comments            Partager sur: Tweet cette article !
Thématiques: Chansons, Coffret, Inédits, manifestations,

Quel week-end ! Entre deux manifestations, vous allez avoir une chance de découvrir le coffret samedi et dimanche prochain… vous n’avez qu’à vous rendre au Parc Georges Brassens où pendant deux jours nous allons célébrer les 25 ans des « JOURNEES GEORGES BRASSENS ». Des signatures, des chansons, des découvertes, des retrouvailles…

En suivant ce lien vous saurez tout du programme qui vous attend.

Créées en 1987 par Alphonse Boudard, Louis Nucéra, Mario Poletti, Alain Wicker, pour n’en citer que quelques uns, ces journées ont été à l’origine du Tremplin de la chanson Georges Brassens – Jacques Roussel, puis de la Dictée Georges Brassens – Le Robert et du Prix littéraire Georges Brassens.

 Cette année, le lauréat du Prix est Alain Guyard, pour son livre « La Zonzon » aux éditions Le Dilettante. Le Prix sera remis à l’auteur lors des Journées Georges Brassens, le samedi 8 octobre prochain, à 12h.

Sachez que moi, j’y serai samedi de 15 à 18h pour signer mes ouvrages « Brassens ou la liberté » chez Dargaud et « Brassens, le libertaire de la chanson » aux éditions Gallimard et sans oublier bien sûr d’aller découvrir le COFFRET en avant première ! Venez, on vous attend.. Dimanche, c’est du côté de Montmartre que je vous attends. Depuis 2007, les Vendanges de Montmartre, propose en hommage à Georges Brassens, de faire célébrer par Daniel Vaillant, maire du 18e, les Non-demandes en mariage. La place des Abbesses constitue le décor parfait et éphémère de cette émouvante cérémonie où les amoureux sont déclarés « Fiancés pour l’éternité ».

Après la photo officielle du « Non-mariage », la mairie du 18e offre à tous les non-mariés des bulots, des huîtres et du vin blanc au pied du mur des « Je t’aime » traduit en 
311 langues. Suivre ce lien

N’est ce pas le plus bel hommage que l’on puisse rendre à Brassens ?

Brassens et le jazz !

Par Didier Agid, le Jeudi 6 octobre 2011            No Comments            Partager sur: Tweet cette article !
Thématiques: jazz, Le coffret Universal, musique,

Ça l’agaçait, Brassens, qu’on lui donne du poète en méprisant sa musique. Jusqu’à déclarer : « ceux qui disent que mes musiques sont toujours les mêmes ou que mes musiques sont inexistantes sont des connards ! ».

Brel aimait faire remarquer malicieusement que si Sidney Bechet avait joué La cane de Jeanne, ce n’était sûrement pas pour les paroles. Et Brel n’aura pas entendu Lionel Hampton jouer Brassens. Des musiciens classiques aux rappeurs, tous rendent hommage à ces quelque 200 mélodies, toutes originales.

Alors pourquoi la stupide légende de Brassens musicien médiocre a t’elle la vie si dure ? C’est que Brassens a tout fait pour que sa musique soit discrète, « en dessous », comme une musique de film. La musique de Brassens a la noblesse et la richesse à la fois du jazz et des traditions populaires.

La parenté de Brassens avec le jazz (et musiques apparentées), qu’il écoutait beaucoup, est évidente. Car Brassens swingue. Pas seulement dans les mélodies « jazzy » comme Les copains d’abord ou Le vint-deux septembre. Vous verrez que sur les versions remasterisées, avec la guitare de Favreau ajoutée, « it swings » ! (« cela balance » en anglais)

L’analyse harmonique de l’écriture de Brassens montre aussi comme il est proche du jazz. Le jazz utilise les blue notes (sur la gamme de Do majeur : Mib, Lab, Sib). Lui aussi. Le jazz tend à confondre les modes majeurs et mineurs. Lui aussi. Le jazz n’est pas une musique entièrement écrite. Une chanson de Brassens ne l’est, par lui, pas du tout (ne vous fiez pas trop aux partitions, écoutez ou regardez les vidéos). La contrebasse et surtout la seconde guitare improvisent beaucoup. (dans La supplique du CD 18 de votre futur coffret, 1’12 » après le début, Favreau « cite » Les copains d’abord).

Les versions de base de toute l’œuvre de Brassens sont enregistrées avec deux ou trois instruments, (presque) jamais plus, et c’est un cas unique. A minima. C’est voulu. Pour que 30 ans, 300 ans après, ses interprètes puissent encore se régaler avec ce superbe répertoire.

Didier Agid


Christian Escoudé La Non-demande en mariage

Goun Hécatombe

Superbe !!!

Par Pierre Schuller, le Lundi 3 octobre 2011            No Comments            Partager sur: Tweet cette article !
Thématiques: Coffret

Je viens de recevoir l’Intégrale Brassens 2011 « Le temps ne fait rien à l’affaire » et, en effet, le temps ne fait rien à l’affaire ! Quel plaisir de découvrir des enregistrements inédits de l’humble troubadour !!

Ayant eu le privilège de découvrir ce coffret en avant-première, je voudrais vous faire partager ce bonheur et vous assurer que les 19 CD, le livret de 52 pages et le portfolio qui sont joints (format 30cm x 30cm, 3 kg !!) valent bien les 150 euros de cette édition numérotée et tirée à 10.000 exemplaires.

Je ne vais pas vous raconter d’histoires et vous dire que j’ai écouté les 14 premiers disques de cette Intégrale, mais je ne vous étonnerai sûrement pas en vous disant que j’ai mis tout d’abord sur mon lecteur de CD les 5 galettes de concerts, de raretés, de versions inédites et de documents qui font de ce coffret un événement.

Par exemple, dans le CD 15, vous trouverez l’enregistrement du récital de Brassens à la Villa d’Este (21 décembre 1953) que vous connaissiez peut-être déjà, et aussi les versions en public de « Saturne » et du « Petit joueur de flûteau » qui étaient dans le coffret « 10 ans de Brassens » (1963), mais vous allez découvrir des « live » totalement inédits comme « Je suis un voyou » (au cinéma Normandie, le 21 mai 1954) ou bien « La chanson pour l’Auvergnat », « Celui qui a mal tourné », « Dans l’eau de la claire fontaine », « La traîtresse », « Le mécréant », « Les trompettes de la renommée » et « Tonton Nestor » chantés par un Brassens en grande forme à l’Olympia, fin 1961.

La semaine prochaine, je vous dévoilerai le contenu du livret et du CD 16, mais n’attendez pas pour commander cette Intégrale, car je crains que les 10.000 exemplaires prévus soient vite épuisés…

Le regard de Georges Brassens

Par Clémentine Deroudille, le Lundi 26 septembre 2011            No Comments            Partager sur: Tweet cette article !
Thématiques: films

« Ce que j’aime chez Brassens, c’est son secret, son mystère, son orgueuil, son humilité » nous dit Juliette Gréco dans l’un des nombreux bonus du DVD « Du regard de Georges Brassens », le dernier film de Sandrine Dumarais.

Dans ses secrets, il y a ses films amateurs tournés dans les années 50. Brassens aimait le cinéma. Adolescent, il avait même monté une société de production avec quelques camarades pour réaliser des courts métrages qui ne verront jamais le jour.

Arrivé à Paris, il se met à écrire des scénarios. En vain. Alors, en 1953, dès que l’argent arrive, il va s’acheter une caméra et filmer sa vie pendant près de dix ans : l’impasse, Jeanne et Marcel, ses copains, ses tournées, la plage, le bateau, ses parents, sa sœur, Serge, son neveu. Ces images, restées jusque là inédites, Sandrine Dumarais a eu la belle idée de les faire restaurer et de les dévoiler devant sa caméra à des personnalités aussi diverses que François Morel, Agathe Fallet, Juliette Gréco, Bernard Lonjon, Victor Laville et moi-même !

Le film est passé au printemps sur France 5 mais pour tous ceux qui l’auraient raté et ceux qui souhaiteraient le revoir, j’ai une bonne nouvelle : « le regard de Brassens » est sorti en DVD ces jours-ci.

La date susdite

Par Didier Agid, le Jeudi 22 septembre 2011            1 Commentaire            Partager sur: Tweet cette article !
Thématiques: Chansons

Une hirondelle qui, par la magie du poète, grand maître de la manipulation des proverbes, fait l’automne en partant, un petit bout de cœur qui bat la breloque, un bouquet d’immortelles qu’on arrose de ses pleurs… c’est la lanterne magique de Brassens pour nous faire visiter son petit monde imaginaire. En l’entendant chanter, vous y êtes. Fermez les yeux. L’histoire, vous ne ferez pas que l’entendre, vous la verrez.

Nous autres mortels nous savons que le temps, ce « barbare dans le genre d’Attila » (Les lilas), finit toujours par détruire l’amour, et il plait à Brassens  de symboliser la destruction du couple par l’arrivée de « gros nuages lourds » (Les amoureux des bancs publics)  « porteurs de chagrins » (Brave Margot). Ce premier jour d’automne, au fond, c’est un peu la même idée.

Se foutre du temps, de l’amour qui finit mal, c’est dur, c’est fort. C’est une révolte, c’est la révolte première de Brassens. Une révolte qui coûte cher.

Le prix à payer, il est dans le dernier vers « Et c’est triste de n’être plus triste sans vous » qu’on cite souvent comme l’un des plus beaux de son auteur. A juste titre. Mais là, comme bien souvent, Brassens poète masque Brassens musicien. Surprise du chef ! Après avoir déroulé cette excellente mélodie (plus visiblement swingante que d’autres), il décale d’un ton ! Ça, c’est du Brassens pur jus. Pour donner de l’emphase il n’élève jamais la voix. Il décale. Par toute sorte de moyens. La tonalité, parfois, comme ici. Plus souvent à l’interprétation, en attaquant le mot chanté un poil « trop » tard (technique de chanteur de blues). Comme ici, en particulier, pour « sans vous ».

Nous voici arrivés à la fameuse date susdite. Ecoutez Brassens la chanter, c’est le moment. Il se peut bien alors que l’equinoxe soit un peu moins funeste… pour vous.


Brassens-Le 22 septembre par kitsch

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