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Clémentine Deroudille, rédactrice en chef

Clémentine est la commissaire de l’exposition « Brassens ou la liberté » qui s’est déroulé à la Cité de la Musique à Paris du 15 mars au 21 août et l’auteur de deux ouvrages, le livre de l’exposition « Brassens ou la liberté » avec Joann Sfar chez Dargaud, « Brassens, le libertaire de la chanson » aux éditions Découvertes Gallimard et d’un coffret CD/DVD « Brassens ou la liberté » aux éditions de l’INA.

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Pierre Schuller

Pierre SchullerJ’ai dû entendre les premières chansons de Brassens, chantées par Patachou, à la radio en 1953/54, j’avais 10/11 ans et elles m’ont « accroché » tout de suite. Ensuite, ses chansons m’ont accompagné tout au long de ma vie d’adolescent, d’amoureux, d’adulte refusant le conformisme d’une société basée sur le fric et sur l’exploitation de l’homme par l’homme.
Difficile de dire quelle est ma chanson préférée, car il n’y a pas beaucoup d’oeuvres mineures chez Brassens, mais je garde une préférence pour « Le testament » pour ses nombreuses images poétiques, ses expressions « détournées » et sa musique.
Au-delà de son oeuvre, Brassens m’a plu par ce que l’on devinait de sa personnalité: sa discrétion, son refus des conventions, sa vie simple et modeste, correspondant à la « philosophie » que l’on devinait à l’écoute de ses disques.
Un des plus tristes jours de ma vie fut d’apprendre le « départ » de Brassens, un vendredi soir, à 18 h en écoutant mon auto-radio, je quittais mon bureau de la MSA d’Agen (le régime de protection sociale des agriculteurs et des salariés agricoles) où j’ai passé toute ma vie professionnelle. Je me suis arrêté aussitôt et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps avant de pouvoir repartir…
J’ai créé « Auprès de son arbre » pour que Brassens et son oeuvre ne tombent pas dans « la fosse commune du temps » et je ne pensais pas que l’association prendrait l’ampleur qu’elle a aujourd’hui, mais je ne regrette pas le travail que son animation (rédaction du bulletin, mise à jour du site, réponses aux courriels, etc.) me donne (2 ou 3 heures par jour, sans compter les nombreux déplacements pour représenter ADSA dans les divers festivals et manifestations), car c’est ma façon de rendre à Brassens tout le bonheur qu’il m’avait donné et lui payer, ainsi, ma dette.

Pierre
www.aupresdesonarbre.com

Didier Agid

Didier AgidDans le monde des brassensologues, Didier Agid est un atypique, fier de l’être. Ce monsieur, qui n’est ni journaliste ni écrivain de profession s’est permis d’écrire un petit bouquin (Brassens, Editions Fradet) qui a l’originalité d’avoir reçu louanges et approbations de la plupart de ceux qui ont eu, comme dit l’un d’entre eux, « l’insigne honneur » d’être de ses amis (et quelques fins connaisseurs du bon maître). Pas par hasard. Dès que la vie a permis à Didier Agid, qui fut longtemps dans l’industrie informatique avant, pendant quelques années, d’exercer le noble métier de libraire, de retrouver sa guitare et ses passions (Brassens, la lecture, la musique, les langues), il a ouvert un site (en six langues) pour une association dédiée à la promotion de Brassens hors de France (PASSAGE : pour la Promotion, l’Aide et leS Soutiens aux Actions pour la diffusion de l’œuvre de Georges Brassens à l’Etranger – Président d’honneur : Pierre Onténiente, vice-Président : Victor laville). Il est aussi devenu festivalier assidu, de Vaison-la-Romaine à Crespières en passant par Saint-Jory, Basdorf, Saragosse et Londres. Il s’ensuivit une multitude de contacts, et son livre, dont les pages rapportant des faits furent relues par des témoins de première main et les pages sur la partie musicale de l’œuvre par quelques interprètes d’aujourd’hui, est tout simplement ce qu’il avait envie de communiquer de cette expérience. Il collabore depuis à la revue les Amis de Georges pour des pages « X… et Brassens » (jusqu’à présent X furent Boris Vian et, après entretiens, Jean-Pierre Leloir, Georges Moustaki, Anne Sylvestre et André Comte-Sponville).

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