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Thématique ‘Favreau’

Brassens en prison

Par Clémentine Deroudille, le Lundi 18 juillet 2011             3; Commentaires            Partager sur: Tweet cette article !
Thématiques: Chansons, Coffret, Favreau, Reportages,

Tout d’abord, pardon de revenir souvent vous parler de l’exposition « Brassens ou la Liberté » mais je vous rappelle que vous savez jusqu’au 21 août pour vous précipiter à la Cité de la Musique (tous les jours sauf le lundi). Si vous ne pouvez vous rendre là-bas, j’ai une bonne nouvelle pour vous : cette grande exposition a fait des petits, que l’on appelle affectueusement « exposition légère » ou « itinérante ».
Une dizaine de panneaux illustrés accompagnés de bornes multimédias vous content la vie de Brassens. On peut les retrouver dans des médiathèques, des centres culturels un peu partout en France et à travers le monde (en ce moment, l’exposition circule au Pérou !) mais aussi dans d’autres lieux surprenants comme… une prison.
Une formidable association « Musique en Normandie » a eu la belle idée de la présenter dans plusieurs établissements pénitentiaires en Normandie.
L’inauguration a eu lieu le 23 juin à la prison de femmes de Caen. Vous imaginez un peu … Présenter « Brassens ou la liberté» à des détenues ? Face à ce paradoxe, j’ai préféré sourire et je me suis rendue à Caen impatiente de faire partager mon aventure avec le chanteur.
Georges Brassens - Prison de Caen
Elles étaient toutes là, gardiennes et détenues, attentives, prêtes à rire, heureuses souvent de partager leurs connaissances sur l’artiste, étonner d’apprendre son drôle de parcours de vie, ses positions libertaires et sa façon de vivre. Pour beaucoup d’entre elles, les chansons de Georges Brassens renvoient à des souvenirs de famille, un moment partagé avec leur père, une chanson apprise à l’école par un fils.
Georges Brassens - Prison de Caen
J’étais contente aussi de leur conter des histoires, leur raconter par exemple que Brassens avait lui aussi failli se retrouver en prison. Il raconte cet épisode peu glorieux dans la chanson « Les Quatre bacheliers ». Le jeune Georges Brassens est arrêté par la police après avoir commis quelques vols. Son père vient le chercher au commissariat et lui demande simplement s’il veut manger quelque chose. Son père, par ce geste, lui a donné une formidable leçon de vie.
Sans ce geste, peut-être alors que Georges aurait mal tourné et serait devenu comme il le disait « un Al Capone de petite catégorie ».

Cette chanson, vous pourrez la retrouver en version inédite avec la deuxième guitare, celle de Joel Favreau, dans le coffret que prépare Universal.

Le quatrième des parents /// 
Sans vergogne /// 
C’était le plus gros, le plus grand /// 
Le plus grand
Quant il vint chercher son voleur /// 
Sans vergogne /// On s’attendait à un malheur /// 
A un malheur
Mais il n’a pas déclaré, non /// Sans vergogne /// Que l’on avait sali son nom /// Sali son nom
Dans le silence on l’entendit /// Sans vergogne /// 
Qui lui disait: « Bonjour, petit /// 
Bonjour, petit »
On le vit, on le croirait pas /// Sans vergogne /// 
Lui tendre sa blague à tabac /// Blague à tabac
Je ne sais pas s’il eut raison /// 
Sans vergogne /// 
D’agir d’une telle façon /// 
Telle façon
Mais je sais qu’un enfant perdu /// Sans vergogne /// A de la corde de pendu /// 
De pendu
A de la chance quand il a /// Sans vergogne /// Un père de ce tonneau-là /// 
Ce tonneau-là

Pour en savoir plus, vous pouvez aller faire un tour sur le site de la Cité de la Musique.