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Thématique ‘Reportages’

Radio Brassens

Par Clémentine Deroudille, le Mercredi 20 juillet 2011            No Comments            Partager sur: Tweet cette article !
Thématiques: Coffret, Radio, Reportages,

C’est très facile.
Sur votre clavier, vous n’avez qu’à taper www.radiobrassens.com et vous allez avoir la chance de pouvoir écouter Brassens.
Ses chansons, certes, mais aussi des interviews données principalement à la radio Europe 1 notamment à Michel Lancelot. Une bonne manière de vous aider à patienter jusqu’au mois d’octobre, date de la parution du coffret Universal, sur lequel vous pourrez écouter ce fameux disque sorti en 1976 et épuisé presque immédiatement : « Vingt ans d’émissions avec Georges Brassens sur Europe 1 » qui figure dans le coffret Univeral que Bruno Haye finalise avant de partir pour des vacances bien méritées.
Cette web radio fonctionne 24h/24, 7 jours sur 7. A vous les insomnies qui vous permettront alors d’écouter toutes ses chansons, replonger dans les dialogues savoureux avec Jacques Chancel sur France Inter mais aussi découvrir ses différentes versions étrangères de Kristo Numpuby à Sam Alpha en passant par des versions « live » de Brassens comme celle truculente à la Villa d’Este en 1957.
Que soit remercié ici Claude Wargnier, ami et complice professionnel de Brassens. Ancien directeur technique du groupe Europe 1, il a aussi participé à de nombreux enregistrements du chanteur.
Sa gentillesse mêlée à une profonde connaissance ainsi que ses archives personnelles ont permis à Michel Brillié et Remy Journin de réaliser cette web radio ! Même si parfois on peut parfois regretter le manque d’information sur ce que l’on écoute, le résultat est étonnamment complet et divers pour que nos oreilles soient perpétuellement à l’affût des merveilles entendues.
Allez, j’y retourne…

Brassens en prison

Par Clémentine Deroudille, le Lundi 18 juillet 2011             3; Commentaires            Partager sur: Tweet cette article !
Thématiques: Chansons, Coffret, Favreau, Reportages,

Tout d’abord, pardon de revenir souvent vous parler de l’exposition « Brassens ou la Liberté » mais je vous rappelle que vous savez jusqu’au 21 août pour vous précipiter à la Cité de la Musique (tous les jours sauf le lundi). Si vous ne pouvez vous rendre là-bas, j’ai une bonne nouvelle pour vous : cette grande exposition a fait des petits, que l’on appelle affectueusement « exposition légère » ou « itinérante ».
Une dizaine de panneaux illustrés accompagnés de bornes multimédias vous content la vie de Brassens. On peut les retrouver dans des médiathèques, des centres culturels un peu partout en France et à travers le monde (en ce moment, l’exposition circule au Pérou !) mais aussi dans d’autres lieux surprenants comme… une prison.
Une formidable association « Musique en Normandie » a eu la belle idée de la présenter dans plusieurs établissements pénitentiaires en Normandie.
L’inauguration a eu lieu le 23 juin à la prison de femmes de Caen. Vous imaginez un peu … Présenter « Brassens ou la liberté» à des détenues ? Face à ce paradoxe, j’ai préféré sourire et je me suis rendue à Caen impatiente de faire partager mon aventure avec le chanteur.
Georges Brassens - Prison de Caen
Elles étaient toutes là, gardiennes et détenues, attentives, prêtes à rire, heureuses souvent de partager leurs connaissances sur l’artiste, étonner d’apprendre son drôle de parcours de vie, ses positions libertaires et sa façon de vivre. Pour beaucoup d’entre elles, les chansons de Georges Brassens renvoient à des souvenirs de famille, un moment partagé avec leur père, une chanson apprise à l’école par un fils.
Georges Brassens - Prison de Caen
J’étais contente aussi de leur conter des histoires, leur raconter par exemple que Brassens avait lui aussi failli se retrouver en prison. Il raconte cet épisode peu glorieux dans la chanson « Les Quatre bacheliers ». Le jeune Georges Brassens est arrêté par la police après avoir commis quelques vols. Son père vient le chercher au commissariat et lui demande simplement s’il veut manger quelque chose. Son père, par ce geste, lui a donné une formidable leçon de vie.
Sans ce geste, peut-être alors que Georges aurait mal tourné et serait devenu comme il le disait « un Al Capone de petite catégorie ».

Cette chanson, vous pourrez la retrouver en version inédite avec la deuxième guitare, celle de Joel Favreau, dans le coffret que prépare Universal.

Le quatrième des parents /// 
Sans vergogne /// 
C’était le plus gros, le plus grand /// 
Le plus grand
Quant il vint chercher son voleur /// 
Sans vergogne /// On s’attendait à un malheur /// 
A un malheur
Mais il n’a pas déclaré, non /// Sans vergogne /// Que l’on avait sali son nom /// Sali son nom
Dans le silence on l’entendit /// Sans vergogne /// 
Qui lui disait: « Bonjour, petit /// 
Bonjour, petit »
On le vit, on le croirait pas /// Sans vergogne /// 
Lui tendre sa blague à tabac /// Blague à tabac
Je ne sais pas s’il eut raison /// 
Sans vergogne /// 
D’agir d’une telle façon /// 
Telle façon
Mais je sais qu’un enfant perdu /// Sans vergogne /// A de la corde de pendu /// 
De pendu
A de la chance quand il a /// Sans vergogne /// Un père de ce tonneau-là /// 
Ce tonneau-là

Pour en savoir plus, vous pouvez aller faire un tour sur le site de la Cité de la Musique.

Si loin, si proche dans les pas de Georges Brassens

Par Clémentine Deroudille, le Mercredi 13 juillet 2011             3; Commentaires            Partager sur: Tweet cette article !
Thématiques: Radio, Reportages,

Depuis samedi dernier, la journaliste de RFI Céline Develay-Mazurelle nous propose une ballade dans les pas de Brassens de Sète à Paris dans l’émission de Ludovic Dunod « si loin, si proche ».

> Ecouter l’émission

La malicieuse journaliste a rédigé pour l’occasion un guide « sur les pas de Georges Brassens » avec textes, photos et vidéos.

> Voir le guide

Une jolie manière de retourner dans les paysages de son enfance, de croiser ses proches, de rencontrer Jacques Perciot qui organise des balades dans le Paris de Brassens, de rencontrer aussi l’un des plus fins collectionneurs, encyclopédiste méthodique du nom de Claude Richard..
La radio, coulisse des décors de ses chansons, c’est sur RFI et nulle part ailleurs !

Le fada de Brassens

Par Clémentine Deroudille, le Lundi 4 juillet 2011            No Comments            Partager sur: Tweet cette article !
Thématiques: Reportages

Alain Merle est un drôle d’oiseau.
Son nid se situe dans un quartier populaire de Nîmes. Au milieu d’une cour, se dresse un batiment pas très haut avec des petites pièces décorées d’un mobilier simple et pratique. C’est l’impasse Florimont sous le soleil méridional. Lui, Alain Merle, porte la soixantaine avec bonhomie, le regard rieur et la générosité comme blason.
Alain Merle
Si je vous parle de cet homme, c’est qu’il collectionne depuis près de cinquante ans tout, absolument tout sur Brassens.
Sa vie a pour bande originale les chansons de Georges Brassens. De l’artiste, ce qu’il aime c’est sa fidélité et sa générosité. Il a d’ailleurs longtemps conservé une tirelire où chaque mois il deposait de l’argent au cas où Brassens viendrait à en manquer. Ils se sont rencontrés quelques fois, Alain, le discret, venait l’écouter avec passion à Bobino et le suivait quelques fois en tournée. Brassens l’avait surnommé tendrement “le fada”..
Il y a deux ans, j’étais venue rencontrer Alain quand j’ai commencé mes recherches sur Brassens. Je savais qu’il sillonnait la France avec sa propre exposition sur l’artiste.
“Combien de caisses voulez vous, une, deux ou trois?” me demanda t’il sérieusement lorsque je me suis premise de lui demander s’il serait possible de lui emprunter certaines pieces de sa collection. La question de l’exposition fut vite réglée quand je compris qu’Alain demandait à dormir avec ses objets. Il fallait donc prévoir un lit de camp à l’intérieur de la Cité de la Musique. Le responsable de la sécurité m’a fait comprendre que cette demande était irrecevable. Il n’a donc pas participé mais est venu le soir de l’inauguration et a passé trois jours de suite dans l’expositon partager avec les visiteurs sa passion pour Georges Brassens.
Aujourd’hui, il ne quitte plus trop sa tanière nîmoise. Sa maison est un drôle de bric à brac hétéroclite où tout a la forme d’une moustache et d’une guitare avec pour effigie le visage de Brassens.
Cela va du pin’s, masques, portes clés, tableaux, plaques, papiers, disques, dessins aux différents articles qu’il conserve non pas en un exemplaire mais récupère toutes les parutions. Par exemple, le 30 octobre 1981, le lendemain de la mort de Brassens, il a pris le premier train pour Paris où il a passé une seule journée à rassembler toute la presse nationale mentionnant son héros. Aujourd’hui, son butin est conservé dans un tiroir d’une de ses nombreuses étagères parmi d’autres coupures de presse et papiers divers. Un historien en ferait son miel. Alain, lui, cherche un lieu qui voudrait bien l’accueillir, lui et sa drôle de collection. Une municipalité qui lui mettrait à disposition une maison où il pourrait vivre et qu’il transformerait en son musée Brassens.
Amoureux de Brassens, donnez l’alerte, allez voir votre maire et parlez lui d’Alain Merle. Les caisses sont prêtes et lui aussi!