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Thématique ‘Versions étrangères’

Brassens, homme du monde

Par Clémentine Deroudille, le Vendredi 2 septembre 2011            No Comments            Partager sur: Tweet cette article !
Thématiques: Chansons, Disques, Versions étrangères,

Cette année, Brassens voyage… notamment grâce à un jeune homme, Emile Omar, qui vient de réaliser une formidable compilation « Brassens, échos du monde ».
Georges Brassens, Echos du Monde
Emile a 34 ans, il est programmateur à Radio Nova, c’est-à-dire qu’il choisit les musiques que l’on entend à l’antenne de cette radio parisienne. Il passe la plupart de son temps à écouter, découvrir, compiler de la musique. Curieux de toutes musiques, il est à l’affût des nouveautés mais se plaît aussi à retrouver des musiques oubliées.
Emile Omar
Ce n’était pas le cas de Brassens mais tout de même. Entre nous, vous saviez qu’il était le chanteur français le plus traduit et le plus repris à travers le monde ? Ce fut l’une de mes pistes de recherches quand j’ai commencé mon travail sur Brassens. J’avais même eu le projet de faire un film de ses différentes reprises avec la réalisatrice Sibylle d’Orgeval. Connaissant bien Emile Omar, je lui en ai parlé et tout de suite. A peine avais je fini ma démonstration qu’il avait eu l’idée de cette compilation et s’était déjà mis au travail.
En cherchant sur internet, en fouillant dans son disque dur où il entasse des versions innombrables et inconnues de musiques diverses et variées, en rencontrant aussi l’un des spécialistes de ses versions étrangères, l’incontournable Claude Richard. Pendant quelques mois, ce n’est pas moins de six cents chansons qu’Emile a écoutées dont il a sélectionné soixante titres pour n’en garder au final que vingt-cinq. Ensuite, ce fut la course aux maisons de disques pour obtenir les autorisations. Malheureusement, certaines n’ont pas daigné répondre. Emile regrette notamment l’absence d’une version de Fabrizio dei André ou l’une, paraît il, magnifique de Chava Alberstein.

Outre ces merveilles, ce qu’il y a de formidable aussi, c’est qu’Emile Omar a produit trois titres enregistrés spécialement pour le disque.

Le musicien réunionnais, Danyel Waro, livre une époustouflante reprise de la Mauvaise Réputation. Emile l’a découvert sur scène cet hiver. Enthousiasmé, il rentre chez lui, fait quelques recherches et s’aperçoit que Daniel Waro marque le début de sa vocation de musicien le jour où il a découvert Georges Brassens. C’était un signe et le résultat est à la hauteur du bon maître.

Ensuite, Emile a travaillé avec le groupe Deba Demba, composé d’un musicien burkinabé, Abdoulaye Traoré et d’un chanteur malien, Mohamed Diaby. Ils reprennent « A l’ombre du cœur de ma mie »

Et enfin, Carina Iglesias, chanteuse brésilienne, qui reprend « Heureux qui comme Ulysse » sur des arrangements bossa.

Cet album comporte quatorze titres, autant d’univers, de surprises concoctées en à peine six mois, un exploit !

Brassens, intemporel, Brassens, grand voyageur, Brassens comme on ne l’a jamais entendu, c’est Brassens, échos du monde.